Depuis le mois de mai dernier, les internautes américains peuvent goûter une version minimaliste du service d’écoute en streaming de Google, qui proposait jusqu’ici uniquement un espace de stockage en ligne. Chacun pouvait y entreposer sa propre musique et l’écouter depuis son ordinateur ou tout appareil mobile sous Android.
Google Music
 sort aujourd’hui de sa bêta privée. Et ouvre une boutique en ligne apte à concurrencer l’iTunes Music Store.

Pour ses débuts, le magasin digital embarque les catalogues de trois des quatre majors de l’industrie du disque. A savoir ceux d’Universal, de Sony Music et d’EMI (racheté par lots par les deux premiers), auxquels s’ajoutent 1 000 indépendants. Seuls manquent à bord les artistes signés par Warner.
A terme, 13 millions de titres (8 millions pour le lancement) seront disponibles en 320 kbit/s et commercialisés entre 0,99 et 1,29 dollar. Des prix alignés sur ceux de l’iTunes Music Store.

Google ouvre également son service aux artistes non signés. Ceux-ci pourront créer leur propre page pour se faire connaître du public et vendre leur musique. Il leur faudra toutefois s’acquitter d’un ticket d’entrée de 25 dollars. Par la suite, les recettes seront partagées avec la firme de Mountain View, qui gardera 30 % du produit des ventes.

Jusqu’à 20 000 titres stockés gratuitement

Une fois achetés, les tubes ou morceaux avant-gardistes d’artistes méconnus viendront grossir la « bibliothèque » de l’utilisateur. Jusqu’à 20 000 titres peuvent être sauvegardés dans l’espace de stockage maison, et ce gratuitement.
C’est là que Google pourrait faire la différence avec son concurrent Apple et sa « discothèque dans les nuages » iTunes Match, tout juste inaugurée, qui permet de stocker 25 000 titres moyennant 25 dollars par an. Un service offrant toutefois plus de fonctions, comme une remise à niveau des morceaux de moins bonne qualité, par exemple.

Enfin, l’aspect social n’est pas oublié du service. Intégré à Google +, il permet à ceux qui ont acheté un titre depuis la boutique de le partager avec leurs amis. Ceux-ci peuvent l’écouter une fois gratuitement.
Une manière pour le géant du Web de booster ses ventes, mais dont l’intérêt doit être relativisé, au regard du partenariat Facebook-Spotify. Les membres du numéro 1 des réseaux sociaux peuvent écouter et partager librement leur musique avec leur entourage après avoir installé l’application du service de streaming depuis Facebook.

L’iPhone en ligne de mire

Avec ce lancement, Google vient chasser sur le pré carré d’Apple. Comme le fait la marque à la pomme avec son iTunes Music Store accessible depuis l’iPhone et l’iPad, la firme de Mountain View entend proposer un service de musique digne de ce nom aux adeptes des appareils mobiles tournant sous Android, son système d’exploitation maison.
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